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7 Recommandations pour éviter d'être victime d'une attaque terroriste le 25/07/2016

Posté le 21/07/2016

Notre gouvernement est désormais conscient que nous sommes en quasi-état de guerre, il a bien renouvelé l’état d’urgence mais se refuse à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos concitoyens (internement des djihadistes de retour de Syrie, internement des fichés S pour sympathie islamiste, fermeture des Mosquées Salafistes).  Alors, il est bon que les français prennent quelques habitudes qui ne doivent pas les empêcher de vivre mais doivent au moins limiter les risques qu’ils courent. Il n’est pas nécessaire de faciliter la vie des terroristes islamiques.

 1 - Eviter les transports en commun, sauf obligation (pour le Métro c’est NON tout court). Si vous êtes contraint d’en prendre, placez-vous près de la sortie de secours.

 2 - En voiture éviter les quartiers « chauds » et verrouillez vos portières.

 3 - Les grands rassemblements sont aussi à éviter (surtout si vous êtes avec des enfants), si vous décidez d’y participer, placez-vous près des murs et de préférence assez loin du centre de la manifestation de façon à pouvoir vous échapper plus facilement.

 4 - Dans les cafés, restaurants, bars… toujours se placer en faisant face à la porte pour voir arriver une éventuelle menace, repérer en entrant les éventuelles sorties de secours pour pouvoir évacuer plus facilement. Idem en terrasse, faire face à la rue.

 5 - Sur le lieu de travail, connaître les consignes de sécurité et d’évacuation, et être attentif à d’éventuels changement de comportement de collègues ou de clients (il ne s’agit pas de tomber dans la paranoïa mais d’être attentif).

 6 - A votre domicile, évitez d’habiter un quartier à risque, si ce n’est pas dans vos moyens, évitez de rentrer aux heures que vous savez à risque. Dans tous les cas, soyez en capacité de vous enfermer dans une pièce en attendant des secours.

 7 - La plage : Se placer près du poste de secours (les CRS seront armés sur les plages principales cet été).

 Ces conseils basiques ne sont pas exhaustifs, il est aussi recommandé de prendre des cours de secourisme (dixit notre Président), et accessoirement vous trouverez surement près de chez vous des cours d’auto-défense, n’oubliez pas d’avoir sur vous un peu de liquide et vos médicaments. Attention à ceux qui voudraient jouer aux héros, sauf à être véritablement entraîné, la meilleure défense reste la fuite !

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Nice, quelles répliques ? Le 15/07/16

Posté le 15/07/2016

80 morts à Nice le 14 juillet, c’est la façon des islamistes de nous souhaiter une joyeuse fête nationale. Après les 130 morts du 13 Novembre et les attentats de Paris en janvier 2015, cela fait beaucoup, c’est déjà un climat de pré-guerre qui s’installe dans le pays. Si nous voulons éviter de déraper vers une guerre civile quelles sont les mesures à prendre ?

 Certaines sont évidentes :

 -       internement des Djihadistes de retour de Syrie, internement des fichés S pour Islamisme. Les soi-disant moutons isolés ont toujours été en lien avec des réseaux à un moment ou à un autre (les enquêtes de police sont là pour le prouver).

 -       De même, la fermeture des mosquées et salles de prières Salafistes et radicales va de soit. Elles sont le lieu où se forme le terreau de la radicalisation. Leurs imams doivent être expulsés (voir arrêtés si leurs propos relèvent de l’incitation à la violence). Le salafisme doit être considéré comme un courant sectaire et les structures démantelées (voir http://www.christophebugeau.fr ).

 -       Sur internet, la chasse doit être faite aux sites incitant à la radicalisation, et les réseaux doivent être noyautés avec l’aide des hébergeurs et si nécessaire l’intervention de hackers.

 La situation est plus grave qu’il ne semble. A première vue, le terroriste n’est pas forcément très entrainé : ce n’est pas un commando aguerri comme à Paris. Il s’agit plus probablement d’un individu isolé (sûrement manipulé de loin), l’un des pieds nikelés du terrorisme comme il y en a eu beaucoup depuis un an.

 Mais celui-ci a réussi (statistiquement cela devait arriver), il nous faut donc aller plus loin : l’Islam en France doit être étroitement contrôlé et ses financements étrangers interdits, ce qui nécessite enfin un renforcement de la loi de 1905.

 En dernier lieu : la France doit rompre ses liens avec l’Arabie Séoudite et le Katar : ces pays qui subventionnent partout la salafisme sont les amis de nos ennemis et ce sont donc aussi nos ennemis !

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Risque d'un nouveau Krach bancaire, comme en 2008 ? Le 7/07/2016

Posté le 07/07/2016

La faillite de la Banque d’affaire Lehman Brothers avait marqué en 2008, le début de la crise : les risques pris par les banques en achetant des actifs pourris ayant un rendement important (mais un risque certain !), avait été le détonateur. La rapacité avait eu des effets directs. Mais les faillites avaient été peu nombreuses et les refinancements par les aides des Etats aux Etats-Unis et en Europe avaient donné aux banquiers un sentiment d’impunité : trop gros pour tomber. Le problème c’est que les nouveaux risques sont probablement plus importants que la fois précédente.

 Les zones à risques en Europe sont connues : la Grèce (dont les banques ont beaucoup prêtés à l’Etat), l’Italie dont le Monte de Paschi (et d’autres) est en difficulté, mais on l’oublie trop : l’Allemagne pourrait aussi être le maillon faible.

 La Deutch Bank est en première ligne, alors que les accords de Bâle III prévoyaient que les banques devaient avoir des capitaux propres au moins égaux à 7 % des prêts effectués, cette dernière est plutôt proche des 3% (ses prêts représentent environ l’équivalent de 50 % du PIB allemand). S’il y a un problème sur certains actifs, ou s’il y a un retrait important de liquidité, la banque est en faillite !

 C’est le fond du problème, nos banquiers comme nos hommes politiques, ne comprennent rien, ne retiennent rien, n’apprennent rien. Malgré les quelques règles de prudence prises après la crise, ils ont recommencé à prendre des risques beaucoup trop important.

 La France et l’Espagne ne sont d’ailleurs pas en reste. Dans notre pays, les prêts financés par création monétaire (donc par la planche à billet) représentent l’équivalent de 2 ans de PIB : 4 000 milliards d’Euros ! L’Etat ne peut plus faire tourner la planche à billet pour financer l’économie réelle, mais les banques le font pour jouer à la roulette au casino (pardon sur les marchés dérivés !). Nos banques aussi prennent des risques et pourraient un jour se retrouver en mauvaise posture.

 Il est plus que nécessaire (s’il n’est pas trop tard) de réguler le monde de la finance : les marchés de dérivés représentent à nouveau plusieurs fois le PIB annuel mondial alors que tout le monde sait qu’il s’agit d’un argent fictif qui ne fait que déstabiliser encore plus l’économie mondiale.

 Cette dernière doit repartir sur de meilleures bases : la bourse n’est pas un casino, c’est un lieu sérieux où doit se financer l’économie à long terme, tant qu’une réforme de fond n’aura pas été effectuée, nous sommes à la merci d’un nouveau risque systémique qui pourrait entraîner l’économie mondiale dans la tourmente !               

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En 2014, 29,25 % des enfants nés en France avaient au moins un parent immigré Le 29/06/2016

Posté le 29/06/2016

En 2014, 70,75 % des naissances étaient le fait de 2 parents nés en France, 15,13 % d'un parent né à l'étranger (dont 12,77 % hors UE) et 14,12 % de deux parents nés à l'étranger (dont 12,50 % tous deux hors UE). Nous sommes donc sur un processus de longue période que les statistiques de l’INSEE mettent en évidence.

 naissance en francenaissance en france

 

 Ces statistiques retracent les naissances en fonction de l’origine géographique des parents de 1998 à 2014. Si l’on prend en référence l’ensemble de la période, ce sont 25,55 % des enfants mineurs qui ont au moins un parent né à l’étranger (donc immigré).

 Source :

http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NAISLIEUNAISPAR

 Le tableau Excel série longue depuis 1998 sert de base au graphique. 

 Ceci prouve donc que les naissances de parents immigrés représentent un apport non négligeable au maintien de la continuité des générations en France qui restent aux environs de 800 000 naissances par an. Il est clair aussi que cet apport continue de croitre et qu’il provient de plus en plus de pays hors Union Européenne.

 Ainsi, en 1998 les enfants nés au moins de un parent immigré représentaient 23,15 % (dont 18,83 % avec au moins un parent né hors UE) et en 2014, ils représentaient 29,25 % (dont 25,71 %  avec au moins un parent né hors UE).

 Il ne faut pas perdre de vue, qu’une partie des enfants d’immigrés récents commencent aussi à avoir des enfants qui ne sont pas pris en compte dans ces statistiques même s’ils sont eux-mêmes peu intégrés à la société française.

 

 

1998

2005

2010

2014

Les deux parents nés en France (1)

590 160

599 295

606 250

579 106

Un parent né en France, un parent né à l'étranger

105 740

120 258

134 891

123 855

Père né dans l'UE à 28, mère née en France

13 278

10 747

9 646

9 235

Père né hors UE à 28, mère née en France

46 691

56 391

64 881

56 370

Père né en France, mère née dans l'UE à 28

13 148

10 948

10 539

10 058

Père né en France, mère née hors UE à 28

32 623

42 172

49 825

48 192

Les deux parents nés à l'étranger

72 006

87 269

91 658

115 604

Les deux parents nés dans l'UE à 28

6 713

5 401

6 715

9 726

Les deux parents nés hors UE à 28

62 103

78 945

81 687

102 319

Père né dans l'UE à 28, mère née hors UE à 28

1 205

1 110

1 277

1 554

Père né hors UE à 28, mère née dans l'UE à 28

1 985

1 813

1 979

2 005

Total

767 906

806 822

832 799

818 565

 

 Nous ne disposons pas de statistiques sur l’origine géographique précise des parents immigrés des enfants de moins de 18 ans mais il en existe pour les parents immigrés des enfants de plus de 18 ans

 Source :

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1287#encadre1  voir les données complémentaires excel sur le côté droit (graphique 3)

 L’on peut en déduire que si pour les enfants de 18 à 25 ans nés en France d’au moins un parent immigré, 40 % sont issu du Maghreb et 8 % d’Afrique Sub-Saharienne, cette tendance se renforce surtout pour ceux issu de l’Afrique noire francophone.

 Il serait certainement souhaitable que ces informations soient connues du grand public, qui n’a généralement droit qu’à des informations allégés sur cette question.

 Ces statistiques de l’INSEE doivent être prises en compte pour déterminer notre politique démographique et migratoire. Il serait aussi souhaitable que ces statistiques (à partir du moment où notre population se diversifie fortement) puissent prendre en compte les critères religieux ou ethniques.      

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Un petit pas pour la G-B, un grand pas pour la france Le 24/06/2016

Posté le 24/06/2016

Les anglais ont rompu les amarres avec le vieux continent, mais ce qui pour l’Union Européenne est une révolution n’est pour eux qu’un soubresaut dans une longue histoire : la Grande-Bretagne a conservé de nombreux « passe-droit » en Europe : une ristourne sur le financement de l’Union Européenne, sa propre monnaie et elle ne fait pas partie de l’Espace Schengen. La sortie est donc une grande victoire mais n’est pas une révolution. Mais pour la construction de l’Europe Fédérale, cela remet bien en cause le processus, l’impensable s’est produit ! Et cela c’est en soi une révolution pour les autres nations européennes, les fédéralistes européens ne sont pas au bout de leurs peines !

 En effet, il y a fort à parier que ce référendum ne sera pas le dernier, tout simplement parce qu’on ne peut mélanger l’eau et le feu : la Grande-Bretagne n’est pas l’Espagne et l’Allemagne n’est pas l’Italie. L’on ne peut obliger des peuples aussi différents à se fondre dans une soi-disant nation européenne. Les fédéralistes auront à l’avenir fort à faire avec les indépendantistes qui souhaitent le maintien de l’indépendance de leur Nation (voir http://www.christophebugeau.fr).

 On le voit aux résultats de Schengen : l’Allemagne veut des migrants pour compenser son déficit démographique. Les autres pays européens qui se débattent avec le chômage ne veulent pas de nouvelles vagues migratoires. Il en est de même avec l’Euro. La nouvelle politique de faible taux d’intérêt et d’Euro moins fort arrange la plupart des pays européens mais déplaît souverainement à l’Allemagne qui n’approuve pas cette stratégie qui n’est pas conforme à sa vision de l’économie.

 Et c’est le principal problème des fédéralistes européens : l’Allemagne et quelques pays satellites s’opposent au reste des pays européens. C’est le principal risque d’explosion de l’Europe. En fait, l’Union Européenne n’est pas viable non seulement parce que le système est trop intégré et ne laisse aucune marge de manœuvre aux uns et aux autres mais aussi parce que les intérêts des états membres divergent de plus en plus !      

 Evolution des PIB européens dans la zone Euro en base 100 en 2008 : on remarquera que la Grèce a un petit problème d’effondrement de son niveau de vie, preuve de l’inadaptation de la monnaie unique à son économie.

 

 

 

 

 

http://stats.oecd.org/Index.aspx?QueryName=350&QueryType=View&Lang=fr

  Ne doutons pas que les anglais vont faire l’objet de fortes pressions : les négociations seront serrés mais elles déboucheront n’en doutons pas ! Les européistes ont pour habitudes d’être forts avec les faibles mais faibles avec les forts. Et les anglais sont désormais en position de force.   

 Le fédéralisme n’a donc aucun avenir, soit l’Union Européenne change de forme et d’objectif, ce qui aujourd’hui apparaît comme impossible, soit nous irons vers un éclatement du système ! Ce n’est dans l’intérêt de personne, mais l’Histoire est parfois sans concession pour ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face. 

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Islam en france : contrôler, conduire, contenir Le 14/06/16

Posté le 14/06/2016

Alors que l’Etat Islamique connaît des revers croissants en Irak, en Syrie et désormais en Libye (avec la reprise de Syrte), un mouvement de retour des Djihadistes vers l’Europe et la France commence à se dessiner avec en toile de fonds des risques accrus d’attentats et un accroissement du prosélytisme. Comment éviter un dérapage généralisé ?

 Tout d’abord une prise de conscience de la part de nos responsables politiques est nécessaire. L’Arabie Séoudite et le Qatar qui propagent le salafisme ne sont pas nos amis ! Les frères musulmans de l’UOIF ont bien pour objectif de réislamiser les populations musulmanes d’Europe avant d’islamiser l’ensemble de nos sociétés. Nous n’avons donc pas affaire à de joyeux lurons mais bien à des organisations sectaires et subversives qui doivent être traitées comme telle.

 Il est désormais impératif de contrôler, conduire et contenir la montée de l’islamisme au sein de notre pays ce qui passe par un renforcement de la loi de 1905 et par des mesures pratiques qui relèvent notamment de la lutte contre les sectes (voir http://www.christophebugeau.fr).

 Contrôler : l’Islam en France doit cesser de dépendre d’Etats étrangers (Maroc, Algérie, Turquie et pays du Golfe Persique). Pour cela, il doit être clair que toute association religieuse pour son fonctionnement comme pour ses investissements ne peut recevoir de fonds de l’étranger (ni d’un Etat, ni d’une association ou fondation ni de résidents étrangers). Les prêches doivent se faire en français et l’éducation religieuse aussi.

 Conduire : l’Islam soit s’intégrer dans le cadre républicain français, les salles de prière et les Mosquée doivent être dirigées obligatoirement par une association cultuelle locale qui répondra aux autorités de toute dérive en son sein (rappelons que la loi encadre fortement les dérapages verbaux notamment les incitations à la violence ou les troubles à l’ordre public : prière de rue troublant la tranquillité publique). Les religieux devront (pour tous les cultes) être de nationalité française et avoir eu une formation en France (cela nécessite de durcir la loi de 1905). Une organisation devra être mise en place afin de superviser les associations cultuelles avec à sa tête le Recteur de la Mosquée de Paris et un conseil représentant les tendances traditionnelles des musulmans français (malékisme pour l’Afrique du Nord et l’Afrique Noire, hanafisme pour la Turquie https://fr.wikipedia.org/wiki/Madhhab).

 Contenir : l’Islam ne pourra être réellement toléré que lorsqu’il adoptera un profil bas. La loi doit être acceptée par tous. Les abatages Hallal ou Kasher qui contreviennent aux règlements sanitaires doivent cesser. Il ne saurait être question d’accepter des heures particulières pour les hommes et les femmes dans les piscines et les commerces. Et la loi sur le voile intégral doit être réellement appliquée. Les prières de rue ou tout trouble à l’ordre public doivent être sévèrement réprimés.

 Enfin, si l’islam traditionnel peut probablement s’intégrer dans la République, il ne saurait en être de même avec les salafistes et les frères musulmans. Les organisations en question doivent être considérés comme subversives et interdites. Les prêcheurs de cette mouvance ayant une nationalité étrangère doivent quitter le pays. Et il est plus que nécessaire de faire preuve de la plus grande fermeté vis-à-vis des pays (Arabie Séoudite et Qatar) qui soutiennent le salafisme.                   

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Comment sauver la sécu ? Le 8/06/2016

Posté le 07/06/2016

Le gouvernement vient d’annoncer que la sécurité sociale est moins en déficit que prévu et que l’assurance-maladie n’atteint qu’un déficit de 5,2 milliards (1 de moins que prévu) mais les économies doivent continuer (au détriment des patients ?) car la seule stratégie choisie est toujours celle du déremboursement et des économies « sèches » sans véritable stratégie de long terme.

 Aujourd’hui, la sécurité sociale court un réel danger : nos politiques ont très envie de jeter le bébé avec l’eau du bain ! La tentation est forte de « privatiser » le système. Ce dernier se recentrerait sur les dépenses « essentielles », les mutuelles privées prendraient le relais pour les soins courants : c’est le projet de l’UMP (et sûrement aussi du PS). C’est la raison de la création des mutuelles d’entreprises obligatoires. Chacun a pu constater l’envol de ses cotisations de mutuelles et bien ce n’est qu’un début !

 Si l’on prend les dépenses de santé 2014, la répartition est la suivante : 194 milliard au total dont 102 milliards pour les soins de ville (49,9 milliards pour les médecins, infirmières et kiné et 47,7 pour les biens médicaux en particulier 33,9 pour les médicaments) et 88,5 milliards pour les hôpitaux et cliniques (68 milliards pour le public et 20 milliards pour le privé), (http://www.irdes.fr/enseignement/chiffres-et-graphiques/depenses-de-sante/consommation-medicale-totale.html).

 Le problème c’est que l’on part essentiellement sur des économies administratives mais sans charger à rationnaliser les dépenses en coopération avec les acteurs. Ainsi sur 2015-2017 l’assurance-maladie doit faire 10 milliards d’économie dont 3 milliards pour les hôpitaux, mais ces derniers doivent développer les soins ambulatoires (ce qui est une bonne idée sur le principe) sans que l’on ait vraiment vu quelles spécialités pourront être concernées du fait des progrès de la médecine. L’objectif est général (voir http://www.christophebugeau.fr). 

 Dans la pratique des économies sont certainement possible mais pour cela, il faudrait faire face aux lobbies : il y a en France 30 000 visiteurs médicaux, ils sont payés sur le prix des médicaments. Le développement des génériques (à condition qu’ils soient identiques aux médicaments initial ! Ce qui n’est pas toujours le cas) est une solution, de même que la délivrance de la quantité exacte de la prescription et non uniquement de la boite entière (dont le restant est jeté). Autrement, dit l’on peut rationnaliser sans rationner, mais cela doit se faire en coopération avec les professionnels de santé. Rappelons que les entreprises pharmaceutiques sont le secteur le plus rentable !  

 La réalité est simple : le business soit continuer et si nous ne pouvons plus payer par le biais des cotisations sociales ce sera par le biais de nos mutuelles !

 Rappelons aussi que 600 000 travailleurs détachés (espagnols, polonais…) paient les cotisations non au niveau français mais au niveau de leur pays d’origine (cela devient non négligeable) et que les activités de type Uber ou RnB qui font concurrence aux activités normales ne participent pas au financement de la sécurité sociale. Ajouté à cela que nous avons 6,15 millions de personnes sans emploi ou en emploi partiels qui ne peuvent pas vraiment cotiser et l’on comprend alors plus facilement nos problèmes.

 La solution n’est donc pas une privatisation de la sécu et des économies arbitraires mais passe bien par une réforme du fonctionnement de notre système de santé et par un changement de son financement : une taxe sur tous les revenus sans exception ?

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Quelles surprises aux Présidentielles de 2017 ? Le 01/06/2016

Posté le 01/06/2016

A en croire les chroniqueurs et les sondeurs la messe est dites : Marine le Pen ou Alain Juppé en tête au premier tour, ce dernier après avoir été adoubé par les Républicains, et les deux présents au deuxième. Le premier arrive alors largement en tête avec 60 (voir 70% des voix) et la seconde perd avec 40%. Petit problème, les élections ça ne se passe jamais comme on veut et il y toujours des surprises, lesquelles ?

 Premièrement, A. Juppé bien qu’en tête de la primaire pour l’instant, pourrait ne pas être choisi (c’est le vœu le plus cher de F. Hollande ! Il en rêve la nuit). Dans ce cas, un N. Sarkozy serait beaucoup plus au goût de notre Président, mais B. Lemaire en embuscade pourrait aussi secouer le cocotier !

 Surtout, la Droite a beaucoup trop tendance à l’oublier, en réalité la primaire ne sera pas une primaire de la droite et du centre mais bien une primaire de la seule droite : le MODEM de F. Bayrou n’a jamais envisagé d’y participer et l’UDI a finalement décidé de n’en rien faire.

 Moralité de l’histoire et elle ne doit pas faire rire à Droite : il y aura probablement DEUX candidats. F. Bayrou ne le sera pas, uniquement, si Juppé est choisi (et encore … ?), et le président de l’UDI, J-C Lagarde se sent déjà pousser des dents de lion. Donc les 35-38 % au premier tour promis à A. Juppé sont encore loin !  Si c’est un autre candidat (ou même si c’est Juppé) et qu’il y a aussi un centriste présent, la droite seule fera plus probablement entre 22 % et 27 % au premier tour.

 Et M Le Pen serait probablement en tête avec 25-30 %. Sauf à ce qu’il y ait du remue-ménage au sein de la droite radicale mais il est fort probable qu’une candidature dissidente ne puisse rafler beaucoup de voix : le FN est un vote protestataire désormais fort et ses électeurs préfèrent voter utile.

 A gauche, toute surprise n’est pas à exclure : si les écologistes devront se contenter de 2-3 % des suffrages, J-L. Mélenchon en annonçant unilatéralement sa candidature et en coupant de facto les ponts avec les communistes (trop liés aux socialistes) a créé une dynamique forte : il est déjà à 12-13 % dans les sondages (alors qu’il avait fait 12 % en 2012) ce qui pourrait lui permettre de passer devant F. Hollande !

 Ce dernier sera bien candidat (le chômage diminue ! la courbe s’est inversée !) mais avec la côte de popularité la plus basse de la Ve République et des sondages à 13-14 %, ce n’est pas gagné ! Il pourrait finalement être en quatrième position ! Pas glorieux pour un président sortant ! 

 Passons aux choses sérieuses. D’abord, il reste un certain nombre de mois avant la présidentielle : nous ne sommes pas à l’abri de nouveaux « événements » qui pourraient troubler la donne, les contestations de la loi « rétablissement de l’esclavage » (pardon de la loi « travail ») en sont un bon exemple (voir http://www.christophebugeau.fr) . On ne sait pas encore comment va se terminer cette crise, et la Grande-Bretagne pourrait sortir de l’UE suite au référendum du 23 juin, bouleversant ainsi fortement le paysage. Nous ne sommes pas non plus à l’abri de nouveaux attentats : l’avenir reste quoi qu’en pensent certain, une page blanche !  

 Plus important encore : les dernières élections en Europe se sont traduites par l’émergence de nouveaux mouvements politiques, c’est aussi une possibilité qui n’est pas à exclure.

 Quant au deuxième tour, il dépendra essentiellement des reports de voix que pourront obtenir les deux candidats. Si N. Dupont-Aignan donné aujourd’hui à 5-6 % monte encore et que le report de voix se fait vers M Le Pen, cette dernière a plus de chance d’être proche (voir au-delà) des 40 %. Mais sera-t-elle en position de l’emporter même si des électeurs de gauche s’abstiennent et que certains se reportent vers elle ? Il faudrait pour cela une véritable révolution politique qui pour l’instant a peut de chance de se produire, mais rien n’est encore joué, contrairement aux annonces de beaucoup !    

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pénurie d'essence : un avant-goût de la fin du pétrole Le 25/05/2016

Posté le 25/05/2016

Avec 3000 stations fermées sur 12 000 et nos 8 raffineries en Grève, le gouvernement qui assure qu’il n’y a pas de pénurie s’est mis dans de beaux draps ! Or, s’il est possible de faire cesser les mouvements sociaux en retirant la loi travail, il est nécessaire de se saisir de cette occasion pour faire le point sur l’avenir du pétrole, cette denrée qui nous est si chère (à tout point de vue).

 Rappelons d’abord que la production mondiale de pétrole classique a atteint son pic en 2005 (officiellement 2006 selon l’Agence Internationale de l’Energie). Depuis la production à peu augmentée et uniquement grâce aux pétroles non conventionnels (pétrole de schistes ou en eau profonde).

 La production mondiale de pétrole qui tend difficilement à satisfaire la demande ces dernières années (nous avons frôlé en 2008 une première pénurie d’où le pic maximum à 138 $), a commencée depuis 2 ans à être provisoirement supérieure à la demande : le pétrole de Schiste américain (qui permet à ces derniers d’être moins dépendants de l’extérieur) l’explique en grande partie. D’où une baisse des prix, alors que ces dernières années, ils tournaient autour de 100 $ le baril, ils sont tombés au plus bas à environ 30 $ début 2016 et sont remonté aujourd’hui à 50 $.

 Le problème est simple pour que le pétrole de Schiste soit rentable, le prix doit tourner au-dessus de 60 $ le baril sinon c’est la mise en faillite des entreprises américaines et donc une tension nouvelle sur le marché.

 En fait, nous sommes sur un plateau de production à environ 84 millions de Barils/jours. Mais la baisse de la production de pétrole classique (environ 55M/B/J) est compensée par les pétroles de Schistes notamment américains. Les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétrole grâce à cela avec 11M/B/J soit 13 % de la production mondiale.

 Petit problème technique, l’injection d’eau et de produits chimiques à haute pression provoque de gros dégâts environnementaux et surtout ce pétrole n’est guère viable à long terme : il coute assez cher à produire (or l’on utilise les puits les plus rentables en premier) et ce prix ne peut qu’augmenter.   

 D’où la politique de l’Arabie Saoudite qui patiente pour voir quand va commencer à diminuer la production américaine pour reprendre le premier rang mondial. Le souci c’est que même le Brut Saoudien n’est plus ce qui l’était : les gisements géants (Ghawar) sont en train de fermer et ne reste plus que des gisements plus petits avec des pétroles de moins bonne qualité (jusqu’à 7 % de soufre).

 Pour un pays comme la France qui importe 90 Millions de tonnes par an (dont 30 Millions pour les voitures et 20 millions pour les autres véhicules), c’est ennuyeux ! Car une baisse de production mondiale inéluctable, alliée à une hausse de la demande de l’Asie, cela signifie un sérieux serrage de vis pour nous.

 Il va falloir diminuer notre consommation et il faudra rapidement que nos constructeurs se concentrent sur des véhicules plus sobres au lieu de laisser ces derniers prendre de l’embonpoint. L’avenir est bien au véhicule à 2 L et nous avons besoin d’une politique claire et forte de rationalisation de notre utilisation du pétrole, sinon nous n’avons pas fini de faire la queue à la pompe ! 

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Loi Travail : fin des 35 H et 10 jours fériés en moins ! Le 18/05/16

Posté le 18/05/2016

La loi Travail qui est passée au forceps à l’assemblée grâce à l’utilisation du 49-3 et qui mobilise de plus en plus d’opposants recèle toujours des surprises : le passage au forfait annuel pour les salariés non cadres (donc la fin des 35 h !) et la transformation des jours fériés en jours non chômés (donc travaillés !) en sont des exemples flagrants. Jusqu’où ira le méchant libéralisme ?

 Le texte renvoyé vers le sénat est à peu de chose prés identique au texte initial et notamment sur des points importants, dont certains ne sont guère mis en avant. Le premier concerne le temps de travail et les différents forfaits horaires pouvant être mis en place (avec une négociation des salariés bien sûr !).

 Le forfait le plus problématique est le forfait annuel en jours où les heures ne sont pas comptabilisées : les cadres sont déjà soumis à ce tarif et ce pourra être le cas des salariés « indépendants » dans leurs taches selon l’article L 3121-56  (ce qui sera sûrement élargis à l’ensemble des personnels, ces derniers étant tous très autonomes !).

 En théorie vous travaillerez au maximum 218 jours par an (mais un salarié peut renoncer à ses jours de congés contre rémunération). Et vous n’êtes pas soumis à un nombre d’heure maximum de travail ni quotidienne, ni hebdomadaire. Mais rassurez-vous grâce à l’article L 3121-58 votre employeur devra s’assurer que votre charge de travail est « raisonnable » : nous venons d’inventer l’esclavage à visage humain !

 Pour s’assurer de visu du texte : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta/ta0728.asp vous pouvez vérifier le texte prévu. Celui-ci est dans la droite ligne des traités européens qui instaurent des objectifs aux états de manière régulière : les recommandations de la commission européenne pour 2015 peuvent être consultées : Dans le point 14 (http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_france_fr.pdf), l’on voit que la modulation du temps de travail est un objectif assigné. Notre président est un bon élève qui suit bien les recommandations de l’Europe (voir http://www.christophebugeau.fr) ! 

 Le deuxième point dont on parle peu est celui des jours fériés : ces derniers sont bien maintenus, l’article L 3133-1 précise les 11 jours fériés dont nous bénéficions. Mais seul le 1er mai est obligatoirement un jour chômé ! Les autres sont négociables !

 En effet, l’article L 3133-3-1 précise qu’un « Un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, un accord de branche définit les jours fériés chômés. » Ce qui signifie que les jours fériés peuvent ne pas être chômés (y compris la Noël ou le premier de l’an) si l’accord le stipule : dans ce cas vous serez obligé de poser un jour de congé pour ne pas travailler !

 Cerise sur le gâteau, si un accord n’est pas trouvé l’article L 3133-3-3 précise « À défaut d’accord, l’employeur fixe les jours fériés chômés. » Autrement dit si vous voulez 11 jours fériés sans travailler (ce qui jusqu’à présent était la définition d’un jour férié) et que votre employeur dans la convention ne veut en accorder aucun, c’est lui qui aura le dernier mot : bel exemple de négociation !

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Centrale nucléaire d'Hinkley Point 24,5 Milliards pour rien ? Le 10/05/16

Posté le 10/05/2016

Le comité d’entreprise vient de demander un rapport d’expert sur l’opportunité pour EDF d’investir dans la construction de deux centrales nucléaires de nouvelle génération (EPR) en Grande-Bretagne à Hinkley Point pour le montant pharaonique de 24,5 milliards d’euros et l’Etat actionnaire d’EDF à 84,49 % ferait bien aussi de s’intéresser à la question !

 Ces deux centrales auront une puissance installée de 1650 MW chacune, ce qui n’est pas négligeable, mais la dérive du devis (qui est commune à toutes les centrales de nouvelle génération comme Flamanville) est plus qu’inquiétante : en 2013 le projet était estimé à 16 milliards d’euros et l’on est passé à 24,5 milliards aujourd’hui. En attendant d’autres dérives ? EDF est coutumier du fait (voir http://www.christophebugeau.fr).

EDF reste à l’heure actuelle le financeur principal à 66,5 %, mais il a du faire entrer pour 33,5 % le groupe chinois CGN. Ce dernier apparaît désormais comme un partenaire indispensable.

 Plusieurs questions se posent autour de ce projet : d’abord celui de la rentabilité, celle-ci est de moins en moins assurée. En effet, un réacteur nucléaire fonctionne à pleine charge 80 % du temps, alors que des éoliennes ne fonctionnent à pleine charge que 25 % du temps mais à l’heure actuelle, le prix de l’installation est de l’ordre de 1,35 millions d’euros par MW de puissance installée (http://www.enr.fr/userfiles/files/Brochures%20Eolien/Etat%20Co%C3%BBt%20de%20production%20%C3%A9olien%20terrestre%20VF.pdf) sauf pour l’éolien en mer.

 Avec les 16 Milliards investis par EDF nous pourrions installer 11 850 MW d’éolienne, soit 2 962 MW de pleine charge annuelle (25% du temps), or Hinkley Point et ses deux réacteurs de 1 650 MW (3 300 MW cumulés) fonctionnant à 80 % du temps représenteront une puissance de pleine charge annuelle de 2 640 MW. Certes le problème de l’éolien reste son instabilité en terme de production ce qui nécessite de pouvoir stocker l’énergie. Mais cela signifie bien que le nucléaire est en train de devenir plus cher que le renouvelable.

 Or, nous ne devons pas perdre de vue que même si sur ces nouveaux types de réacteur les mesures de sécurités sont drastiques, le nucléaire est et restera dangereux, le jeu en vaut-il la chandelle ?

 En dernier lieu, est-il dans l’intérêt de l’actionnaire français (donc nous tous) qu’EDF investisse massivement en Grande-Bretagne quand nos propres centrales nucléaires arrivent en fin de vie et qu’il faudra les remplacer soit par des EPR (est-ce vraiment une bonne idée) soit par des énergies renouvelables ?

 L’on peut réellement se demander si l’Etat ne devrait pas dans l’intérêt supérieur du pays mettre un terme à cette aventure de plus en plus mal partie !  

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6,15 millions de chômeurs en mars 2016 le 03/05/2016

Posté le 03/05/2016

Le chômage n’a pas spécialement diminué en mars, il se stabilise depuis décembre ! Mais nous avons atteint à cette date un niveau inégalé de demandeurs d’emploi : 6,15 millions si l’on compte l’ensemble des catégories. Cela signifie en bon français que nous dépassons les 21,5 % de chômage ! Nos dirigeants devraient faire attention à ne pas trop jouer avec les allumettes.

 Depuis le milieu des années 90, l’on a cessé de faire référence au nombre total de chômeurs et l’on a préféré parlé de la seule catégorie A qui représente les chômeurs n’ayant aucune activité. A cette époque ce subterfuge a permis de passer de 3,3 millions à 2,3 millions de chômeurs officiels. Mais il a cessé de faire effet, la seule catégorie A  est certes passée entre février et mars 2016 de 3,725 millions à 3,552 millions.

 Mais le nombre total de chômeurs est stable depuis décembre (6,17 millions) et la baisse à 6,15 millions en mars en loin d’annoncer le printemps. 

http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/bsweb/serie.asp?idbank=001572362

 

http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/bsweb/serie.asp?idbank=001572362

 

 Nous avons connu à la suite à nouveau un épisode de hausse du chômage : il est repassé au maximum à 4,16 millions en mai 2005, pour redescendre en mai 2008 à un minimum de 3,45 millions. Dans le cas de la hausse comme de la baisse, la courbe du chômage suit d’assez prés celle de la croissance (voir http://www.christophebugeau.fr).

 Le problème se pose désormais que la hausse semble se poursuivre depuis la crise de 2008, sans vraiment discontinuer même s’il y a des pauses, et que le niveau a atteint un maximum de plus de 6 millions de personnes en demande d’emploi. 

 En plus de la catégorie A, les catégories B (721 000 personnes) et C (1,191 millions) qui représentent les personnes ayant eu une activité partielle (moins de 78 H dans le mois en B et plus de 78 h en C) augmentent. La baisse est donc théorique, il s’agit de chômeurs passés d’une catégorie à l’autre.

 Pour ceux étant en formation (catégorie D : 322 000), et ceux étant en contrat aidés (catégorie E : 428 000), ils restent stables.    

 Si l’on compare les « performances » de nos dirigeants : sous Sarkozy entre mai 2007 et mai 2012, l’on est passé de 3,63 millions de chômeurs à 4,96 (soit une hausse de 1,33 millions) et sous hollande de mai 2012 à mars 2016, l’augmentation est de 1,18 millions.

 En définitive, il n’y a guère de différence, ce qui prouve que l’emploi n’est guère une priorité et que notre politique économique ultralibérale et austéritaire ne fonctionne pas ! La perspective d’accentuer ces tendances par une austérité encore plus vive devrait alerter nos gouvernants. Enfoncer la pédale d’accélérateur quand on va dans le mur n’est jamais une bonne idée, surtout quand le pays est déjà inflammable !  

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Traité commercial Euro-Américain ou pas ? Le 27/04/2016

Posté le 26/04/2016

Le débat fait rage en Allemagne, il est quasi-inexistant en France : doit-on signer un traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis (TAFTA) pour en faire de facto une seule zone économique (et assurer la continuité de la main-mise des Etats-Unis sur l’Europe) ? La réponse n’est claire d’aucun des deux côtés même si l’opposition populaire gagne du terrain.

 Tout d’abord en quoi ce traité pose-t-il problème : dans sa méthode de rédaction d’abord. On n’est dans l’opacité la plus totale, les négociateurs sont tenus au secret et les parlementaires des pays concernés n’ont accès à rien. Cela donne déjà une impression « d’anguille sous roche » qui n’est de bonne augure pour personne.

 Sur le fond lui-même les propositions posent 3 problèmes : celui de la souveraineté juridique des Etats, car ces dernières permettraient à un tribunal arbitral privé de rendre des décisions en faveur d’entreprises estimant qu’une décision ou une loi irait à l’encontre de ses intérêts. Une hausse du SMIC français de 0,5 % pourrait être contestée par une transnationale (appelons un chat un chat) et dans ce cas annulée ? Ce serait une négation pure et simple de la Démocratie et de la Souveraineté du Peuple.

 Deuxième problème : le respect des normes notamment sanitaire, celui-ci pourrait être revu à la baisse permettant l’entrée en France des produits avec OGM dans l’alimentation (on vous épargne les poulets lavés au chlore), ou de produits esthétiques ou pharmaceutiques intégrant des produits interdits en Europe. C’est un gros point d’achoppement.

 Troisième problème : à quoi doit servir ce traité ? A part la volonté de Washington d’obliger ses alliés européens à renforcer leur partenariat, il n’a pas de raison d’être, les Etats-Unis et l’Europe commercent beaucoup et l’Europe n’a quasiment plus de droit de douane (alors que les Etats-Unis en ont sur certains secteurs et refuseront de les abaisser). On voit mal autrement qu’en terme d’intégration politique, l’intérêt de ce traité !

 De plus, les Etats-Unis depuis le début des années 80 (pour plus de précision voir http://www.christophebugeau.fr ), échangent plus avec l’Asie qu’avec l’Europe car ils sont de forts consommateurs de produits manufacturés en provenance du Japon, de Chine, de Corée … Or, ce n’est pas ce traité qui va réindustrialiser les deux rives de l’Atlantique, loin s’en faut.

 En 2013 : les exportations de l’Amérique du Nord  vers l’Union Européenne représentent  1,8 % du commerce mondial, et 2,7 % vers l’Asie. Mais leurs importations depuis l’Europe représentent 2,7 % du commerce mondial et depuis l’Asie 5,8 %. Donc dans les deux cas ils sont importateurs net et leur principale préoccupation devrait être de rééquilibrer leur commerce vers l’Asie !

 Référence :            http://www.cepii.fr/PDF_PUB/em/2016/em2016-08.pdf

  Ce traité est donc loin d’être une priorité (sauf pour certaines firmes transnationales) et doit d’abord faire l’objet d’un vrai débat public avant de pouvoir être adopté de manière démocratique et en l’état, il est clair qu’il n’est pas acceptable !   

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Cours de l'or : petite révolution à Changhaï ? Le 20/04/2016

Posté le 21/04/2016

Le 19 avril a commencé à Changhaï une nouvelle cotation du cours de l’Or souhaitée par les autorités chinoises. Ces dernières n’ont semble-t-il qu’une confiance limitée dans les cotations de Londres et de New York qui font jusqu’ici référence. Il est vrai que la Chine est le premier producteur d’or au monde et le premier importateur. Elle a donc intérêt à une évaluation objective du cours du métal précieux.

 Surtout cette cotation brise le monopôle des occidentaux et elle se fera d’une autre manière qu’à Londres : sur ce marché c’est le coordonnateur qui fixe le prix de départ de la cotation alors qu’à Changhaï ce sera la moyenne des offres de ventes et d’achat qui serviront de base garantissant ainsi une plus grande transparence.

 Cette politique de Pékin vise à asseoir son rôle de place financière et participe à l’internationalisation du Yuan (voir http://www.christophebugeau.fr). La Chine vient d’ailleurs d’obtenir du FMI que celui-ci soit pris en compte dans son panier des monnaies de référence avec le Dollar, le Yen et l’Euro. La première puissance économique du Monde voit ainsi sa place être progressivement reconnue.

 Le fait que les investisseurs étrangers auront accès à ce marché et qu’ils n’auront plus à passer par Londres contribue aussi  à cette dynamique et vient contrebalancer encore un peu plus le poids du Dollar qui était la monnaie de référence pour cet actif.

 Le fait est que la Chine possède sûrement désormais des réserves importantes (plusieurs milliers de tonnes pour la Banque centrale et une quantité indéterminée pour les particuliers) et Pékin veut que ces dernières participent à l’assise du Yuan dans le cadre de son internationalisation. S’agit-il de parvenir à un étalon-or ? Probablement pas, mais de pouvoir se passer du Dollar, oui certainement.

 Sur les 150 000 tonnes d’Or extraites du sol depuis les débuts de son exploitation, il y a plusieurs milliers d’années, il en reste 120 000 tonnes en Stocks. La production mondiale tourne chaque année à environ 2500 tonnes par an (dont 350 tonnes en Chine), et les réserves prouvées sont de l’ordre de 50 000 tonnes.

 Si les banques centrales occidentales sont censées avoir en réserve 27 000 tonnes, dont 9000 pour les Etats-Unis et 2600 pour la France, l’on sait que ces réserves sont peut-être sujettes à caution (les allemands qui ont des réserves à la Banque Centrale des Etats-Unis n’ont pas réussi à les faire rapatrier).

 D’où l’intérêt de la Chine qui accumule les réserves d’or d’avoir un système de cotation indépendant et transparent. Il est dans son intérêt de long terme de savoir à quoi s’en tenir concernant la valeur du métal jaune. Est-ce que la bourse de Changhaï contribuera à une hausse du cours de l’or ? L’avenir le dira.

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Présidentielles américaines : Duel trump Sanders ? Le 13/04/2016

Posté le 12/04/2016

Donald Trump et Bernie Sanders sont en train de bousculer la « démocratie » en Amérique. Alors que les observateurs et les appareils des partis républicains et démocrates s’attendaient en définitive à un affrontement Jeb Bush (ou kasich) – Hillary Clinton, ils se retrouvent face à un duo de troublions qui méconnaissent volontairement les règles et sont l’expression claire du mécontentement des américains. Mais peuvent-ils gagner la primaire face à « l’Establisment » ?

 Les appareils des deux partis sont en train de voir comment éviter un tel scénario : au sein des démocrates, la mobilisation pour Hillary Clinton sera forte et cette dernière bénéficiera lors de la convention des votes du parti (500 délégués sont désignés par l’appareil sur 4765). D’où le problème de Bernie Sanders, pour l’emporter il faudrait qu’il est une assez forte avance sur sa rivale en nombre de délégués élus : 2383 contre 1882). Pour Donald Trump, le problème se pose aussi, l’on vient de le voir lors de la primaire du Colorado qui a été remporté par Ted Cruz l’ultra-conservateur. Là-aussi, cette primaire qui mixte poids de l’appareil et vote des militants a démontré vers qui penche le système.

 Car, les deux outsiders inquiètent fortement : Bernie Sanders se réclame socialiste, ce qui jusqu’à présent est plutôt une insulte aux USA. Mais il peut compter sur l’appui des classes jeunes et paupérisées qui ont fort bien compris son discours. Pour Trump, l’on est là-aussi sur un rejet de la politique actuelle des Etats-Unis, ce dernier ne cache pas qu’il est protectionniste et plutôt isolationniste : pour lui les interventions en Afghanistan et en Irak ont démontré que les Etats-Unis se sont fourvoyés même s’il fait souvent preuve de méconnaissance des problèmes.

 Cette révolte des électeurs ira-t-elle jusqu’au bout ? On peut en douter : Wall Street serait horrifié que l’un des deux puisse accéder au pouvoir tout comme l’appareil d’Etat, les deux partis et les médias (voir http://www.christophebugeau.fr). Sanders et Trump se feront éreintés avant l’élection. Il est clair que le pouvoir ne revient pas vraiment au Peuple même quand celui-ci commence à le réclamer, ce qui est clairement le cas lors de ces primaires.

 Alors, vers quel scénario risque-t-on de se tourner : peut-être la désignation de Cruz côté républicain (qui n’est guère modéré mais plus toléré). Et certainement la désignation de Clinton côté démocrate. Quoi qu’il se passe : L’un des deux troublions ne pourra arriver au pouvoir sans qu’il y ait une forte opposition. Et il est peu probable que l’un des deux réussisse. Le prochain Président sera probablement une Présidente dont la politique sera dans la continuité de ses prédécesseurs.

 Et Hillary n’est pas connue pour être une colombe mais plutôt un faucon. Nous devons donc nous attendre à un Président américain interventionniste à partir de 2017 qui risque fort de vouloir mener une politique plus musclée au moment où les Etats-Unis perdent de l’influence dans le monde et où ils devraient au contraire faire des concessions. Cela augure mal de relations internationales apaisées : nous risquons plutôt de voir les tensions s’exacerber à l’avenir. La transition pacifique vers un monde multipolaire est mal engagée. 

 Quant à la politique interne des Etats-Unis, il est difficile de savoir quelle sera la réaction des américains face aux résultats d’une élection qui leur aura été plutôt volée. Le Peuple n’apprécie pas toujours qu’on lui dise M…. !    

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Retraites à mi-tarif ! Le 06/04/2016

Posté le 05/04/2016

L’accord passé sur les retraites complémentaires en octobre dernier entre syndicats et patronat est passé quasi-inaperçu. Celui-ci permet pourtant de sauver l’ARRCO et l’AGIRC de la faillite. Mais à quel prix ? Les retraites seront fortement et rapidement amputées. Les générations nées dans les années 60 verraient déjà une forte baisse. Et les suivantes seront dans une situation pire encore.

 Rappelons le problème de base : du fait d’un fort chômage réel (4,5 millions de chômeurs, mais plus probablement 7 en comptant les mi-temps ou l’Interim), nous n’avons pas assez de cotisants alors que les générations qui partent à la retraite sont celles du Baby-Boom d’après-guerre qui sont nombreuses (voir http://www.christophebugeau.fr). Le nombre de retraités augmente alors que le nombre de cotisants ne suit pas et qu’il est difficile d’augmenter les taux de cotisations.

 Il faut donc gérer la pénurie : pour cela, les retraites doivent baisser et c’est exactement ce à quoi parvient cet accord sur une durée très rapide : jusqu’en 2020. Comment baisser les pensions ? En changeant les règles prévues initialement. Un système de forte décote est mis en place : un cadre partant à la retraite au moment où il peut le faire sur le régime de base perdrait pour ceux né en 1959 14,5 % de sa retraite complémentaire et pour ceux né en 1990 ce sera (provisoirement) 17 % et jusqu’à 18 % pour les non-cadres.

 Rappelons que le régime de base ne donne droit au maximum qu’à 50% des anciens salaires. Et que ce sont les régimes complémentaires qui permettaient d’assurer un remplacement correct des salaires lors du départ à la retraite. Les modifications du régime général additionnées à celles des régimes complémentaires, vont entraîner une forte baisse des retraites : la génération née entre 1965-1970 verrait selon les calculs du Conseil d’Orientation des Retraites son niveau de remplacement à la suite de son dernier salaire passer en dessous de la barre des 66 %.

 Rappelons que jusqu’au début des années 2000 les retraités ayant cotisés à temps pleins partaient souvent avec 75-80 % de leur ancien salaire. Ce temps là est bien révolu !

 La question qui se posera pour les futurs retraités à ce rythme-là est bien de savoir s’ils conserveront même la moitié de leur dernier salaire. Car cet accord ne sauve que provisoirement les régimes complémentaires.

 Il est donc temps d’envisager d’autres pistes de réflexion : la relance de l’emploi est bien sûr nécessaire ce qui implique de changer de politique économique. Mais si le retour au plein emploi s’avère impossible, un nouveau partage de la valeur ajouté est nécessaire : les riches sont de plus en plus riches car nous acceptons une modération salariale qui nuit de facto à notre système de protection sociale. La part de la valeur ajouté qui va aux apporteurs de capitaux ne fait qu’augmenter et les inégalités ont retrouvé leur niveau d’avant la seconde guerre mondiale !

 Ou nous révisons la copie et envisageons une nouvelle logique ou nous allons vers un monde de plus en plus dur avec de plus en plus de pauvres et notamment de retraités pauvres !         

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Présidentielles 2017 : éliminer toute voix discordante Le 29/03/2016

Posté le 29/03/2016

Lentement, mais sûrement, la démocratie se meurt : nous finissons avec la mise en place d’un duopôle PS-Républicains (le FN étant là pour permettre aux électeurs de râler sans trop de conséquence). Comment empêcher l’émergence d’un Podemos à la française (voir http://www.christophebugeau.fr) ou de mouvements protestataires : en verrouillant encore plus l’élection. C’est ce que viennent de faire les députés en changeant un an avant les règles de la présidentielle.

 En théorie, il s’agit de simplifier et de rendre plus transparent, en pratique, les candidats issus des « petits » partis seront beaucoup plus en difficulté. La présidentielle était déjà une marche forcée, elle va devenir un parcours du combattant. La protestation par les urnes deviendra de plus en plus difficile !

 Au menu : publication officielle de tous les parrains de chaque candidat et non plus de seulement 500 (le minimum requis pour être candidat à l’élection). Comme la France compte 36 000 communes, ce sont les maires ruraux qui permettent en pratique aux candidats protestataires d’être présents en leur apportant les parrainages. Une telle décision risque de les refroidir encore plus : ils ne craignent pas leurs électeurs, mais les baisses de subvention que cela pourrait entraîner, car les Conseils Départementaux et Régionaux sont contrôlés par les grands partis.

 Deuxièmement les temps de paroles entre candidats devront respecter avant la campagne officielle « l’équité » et non l’égalité. Comme juge-t-on de l’équité entre candidats ? En fonction des résultats des derniers sondages ? Cela signifiera-t-il que les candidats les plus bas ne pourront pas s’exprimer ce qui impliquerait de renforcer les plus forts ?

 Enfin, autre mesure phare : les comptes de campagnes ne comprendraient que les 6 derniers mois et non un an. Parce que c’est moins compliqué ! Et surtout cela permet de ne pas comprendre les dépenses des éventuelles primaires de droite et de gauche qui pourtant vont monopoliser les médias durant la période !

 En définitive, nous risquons ainsi de nous retrouver face à un duopôle PS-Républicains lors de ce qui était le dernier moment de vie démocratique du pays. Ne conviendrait-il pas de rappeler à nos dirigeants que la souveraineté nationale appartient au Peuple Français !

 Ce dernier s’il ne peut plus l’exprimer par les urnes risque fort de le faire un jour dans la rue ! Les hommes et femmes politiques qui nous gouvernent devraient se rappeler que Vox Populi, Vox Dei : la voix du Peuple est la voix de Dieu. Sinon ce dernier risque à un moment de sonner la fin de partie et de reprendre ses prérogatives !  

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Bruxelles : quelle réplique ? Le 23/03/2016

Posté le 23/03/2016

Un constat stratégique d’abord : les méthodes ont évoluées. Pour les attaques de janvier, l’Etat Islamique est peut-être impliqué dans celle de l’Hyper-Casher mais pas dans celle de Charlie Hebdo revendiquée par Al-Quaïda. Dans cette attaque comme dans les autres attaques de l’année 2015, les assaillants ne sont pas aguerris : l’attaque du Thalys, celle d’une usine de produits chimiques et la tentative d’attaque contre une église sont cette fois sûrement des tentatives de l’Etat Islamique mais elles échouent toutes.

 D’où le changement de stratégie qui sera révélé par les attaques du 13 novembre, ce seront des individus entrainés et motivés qui passeront à l’action sur 3 points différents : stade de France, terrasse du centre de Paris et Salle de spectacle du Bataclan. Dans tous les cas un trinôme bien armé, bien entraîné et décidé à mourir sur place.

 C’est semble-t-il le même modus operandi qui s’est reproduit au moins à l’aéroport de Bruxelles. Nous avons affaire désormais à des professionnels. Et il est donc temps de passer à une réplique sérieuse avant que la situation ne dérape.

 Au lieu de s’écharper inutilement sur la déchéance de nationalité dont se fichent radicalement des candidats au suicide, il est nécessaire de prendre des mesures sécuritaires rapides. Première mesure urgente : interner de manière systématique les combattants de retour de Syrie : ils peuvent avoir commis des crimes de guerre sur place et peuvent en commettre de nouveau ici. De même, tous les immigrants de passage en Europe doivent être systématiquement débriefés : l’on sait désormais qu’au moins 2 des terroristes du 13 novembre sont entrés en Europe par les Balkans. Le retour à un contrôle des frontières systématique est une nécessité.

 Deuxièmement, l’on doit s’attaquer aux Mosquées et salles de prière radicale sur notre territoire : une seule a fait l’objet d’une fermeture, pour 2000 perquisitions, c’est bien léger. L’on connaît parfaitement les imams intégristes, ces derniers doivent être expulsés du territoire (là, la déchéance de nationalité pour ceux qui l’ont acquise est des plus utiles). Sans qu’il s’agisse de promouvoir une quelconque religion que ce soit, le ministère de l’intérieur doit réellement organiser et contrôler le culte musulman. Nous ne pouvons plus tolérer qu’un courant sectaire comme le Salafisme puisse troubler la paix civile.

 Enfin, nous devons dire clairement que les amis de nos ennemis sont nos ennemis, ceci est valable pour le Quatar comme pour l’Arabie Séoudite : ces pays soutiennent et subventionnent les plus radicaux. Nous devons rompre nos relations avec ceux qui soutiennent nos ennemis et non pas remettre la légion d’honneur à leurs dirigeants !  

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Voitures autonome, combien d'emplois en moins Le 16/03/2016

Posté le 16/03/2016

L’innovation technologique est une bénédiction : elle nous permet de nous libérer de certaines corvées, mais elle entraîne souvent aussi des suppressions d’emploi. Il en est ainsi des voitures autonomes qui vont arriver d’ici 5 ans sur le marché. Quelles seront les conséquences et comment peut-on gérer ces dernières ?

 

Les voitures autonomes ont le vent en poupe, qu’il est loin le temps de la compétition lancée par la DARPA américaine (agence de recherche des projets avancés pour la défense) en 2004 qui n’avait vu aucun des véhicules des principaux laboratoires et université américaine arriver au bout de la course.

 

Désormais les google cars sont autorisées à rouler dans certains états américains et un certain nombre de pays vont autoriser les véhicules autonomes sur leurs routes. La question des assurances et de la responsabilité sera sûrement réglée en temps et en heure. L’on est passé en une décennie d’un projet de véhicule de combat autonome à une course des constructeurs pour mettre au point ce type de véhicule. Nous pourrons bientôt à nouveau téléphoner en conduisant !

 

Mais voilà, cette belle innovation (comme beaucoup) va avoir des effets sur l’emploi, car Uber sera largement dépassé : chacun pourra louer son véhicule (comme c’est déjà le cas pour son appartement) lorsqu’il n’est pas utilisé. Adieu les chauffeurs de taxi, les chauffeurs de VTC et les chauffeurs d’Uber. Pour les taxis, cela représente la destruction de 57 000 emplois, pour les chauffeurs de VTC on serait sur 12 000 emplois et environ 10 000 personnes était inscrites sur UBER POP avant la fermeture du site. Au total, ce sera donc au moins 80 000 personnes qui seraient impactées (voir http://www.christophebugeau.fr).

 

Mais cette « petite » révolution va toucher à terme tous les chauffeurs de tout transport : les chauffeurs de bus (test de petit bus autonome à La Rochelle en 2014) et d’autocars, ceux de camions de transport entre entreprises aussi. Il est probable que seuls les chauffeurs livreurs seront épargnés, car il est difficile de remplacer l’opération de déchargement.

 

Le secteur routier comporte 350 000 emplois dans le pays. Il est clair qu’une partie de ces derniers sont appelé à disparaître : si l’on charge dans l’entreprise de départ et décharge dans celle d’arrivée, il n’y a plus besoin de chauffeurs. Et les emplois administratifs qui sont en seconde ligne suivront aussi en partie : moins de chauffeurs = moins de DRH.

 

Pour les transports de bus et de car, il faut supposer la même révolution : l’obstacle sera plus psychologique que technique, il faudra surtout vaincre l’appréhension des voyageurs. Mais au fur et à mesure que ces derniers seront eux-mêmes habitués à utiliser des véhicules autonomes, il tombera.

 

Ainsi, l’on va avec cette seule évolution technologique perdre des dizaines voir des centaines de milliers d’emploi. Processus qui se retrouvera dans d’autres domaines. Il est donc temps de se demander ce qu’il est bon d’automatiser ou non. Et comment doit se répartir la richesse globale : la mise en place d’un revenu minimum citoyen deviendra vite urgent, et le financement de ce dernier sur les activités économique s’automatisant devra aussi s’envisager. Le découplage revenu-emploi va vite devenir une réalité.   

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Avec ou sans la Turquie : baisse du nombre de migrants Le 8/03/2016

Posté le 08/03/2016

Alors que les négociations avec la Turquie sont engagées pour que cette dernière accepte de reprendre les migrants qui seraient déjà passés en Europe (et elle fait monter les enchères pour cela), les européens perdent de vue que la crise migratoire est en train de diminuer et que le nombre de migrants a déjà commencé à diminuer !

 La solution au problème est déjà là : les fermetures progressives des frontières sur la route des Balkans ont atteint les résultats escomptés : le nombre de réfugié diminue. Chaque pays ayant successivement fermé ses frontières (et ainsi anéanti l’utopie qu’était l’Espace Schengen) a placé celui en amont dans une situation intenable : les hongrois et autrichiens en fermant leurs frontières ont obligés les pays balkaniques à faire de même : Serbie et Macédoine ont fermé les leurs et désormais la Grèce se retrouve dans une situation difficilement tenable.

 Elle va devoir à son tour fermer les siennes que Tsipras le veuille ou non si un accord n’est pas trouvé avec la Turquie : ce qui implique de refouler les migrants qui arrivent sur son territoire en mer Egée. Les centres dans les Iles ne peuvent guère accueillir des dizaines de milliers de personnes en réalité. L’Espace Schengen est donc mort de sa belle mort (voir http://www.christophebugeau.fr).

 Le nombre d’entrée a connu un pic à l’automne du fait de l’appel d’air créé par Angela Merkel et son envie d’immigrants pour combler le déficit de naissance allemand (81,9 millions d’habitants dont 8,2 millions d’étrangers en 2015 et 80,2 en 2011, or il y a environ 680 000 naissances pour 860 000 décès chaque année donc la population n’augmente que par l’immigration).

 Ainsi, en 2015 sur 1 million d’entrées en Europe, le maximum a été atteint sur les mois de septembre-décembre avec 656 000 sur cette période (soit 64,6 %). En 2014, à l’inverse, l’on était à 216 000 sur l’année et à une baisse sur ces 4 mois qui sont difficiles pour traverser la mer : 79 000 (soit 36,6 % de l’année).

 Mais les entrées sur le territoire européen sont déjà en voie de diminution : l’on comptait 73 000 entrées en janvier et 59 000 en février. Il est probable que la tendance va se poursuivre : les migrants clandestins ne pouvant passer les unes après les autres les frontières restaurées et l’Allemagne ayant atteint la saturation, le problème se reporte vers l’amont. Progressivement la porte vers l’Europe se referme.

 Cela ne signifie pas que le problème des migrations clandestines soit révolu. Il ne faut pas oublier que parmi les migrants, seule la moitié provenait de pays en guerre dont la Syrie et l’Afghanistan. La plupart était des hommes jeunes recherchant avant tout une vie meilleure et un emploi (y compris ceux provenant de Syrie qui étaient dans des camps de réfugiés souvent depuis plusieurs années). La question continuera à se poser de longues années, mais preuve est faite qu’on ne peut conserver des frontières communes à des pays aussi divers.

 Et la solution de long terme passe bien sûr par une aide au développement contrôlée par les pays européens ainsi que par l’arrêt d’un interventionnisme des plus regrettables, qui ne peut se justifier que lorsqu’un danger réel comme l’Etat Islamique est bien à la veille de prendre le pouvoir. La fin des interventions comme celles d’Irak ou de la Lybie (qui ont entrainé en partie cette situation) ne peut que contribuer à la stabilité et au reflux des migrations.       

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